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Et si vous aviez entre les mains une chose d’une valeur inestimable et qui pourtant est à la portée de tous. Cette chose peut littéralement changer votre vie et celle de vos proches, pourtant, on a souvent tendance à la négliger. Elle peut nous faire vivre plus longtemps et en meilleure santé!

On pense couramment qu’il faut dépenser des sommes folles pour de grands changements dans nos vies mais ici c’est loin d’être le cas! Il ne s’agit pas de pilules miracles que nous voyons apparaître dans les pubs douteuses sur le web ni le genre de promesses à deux balles que nous voyons sur les rouleaux publicitaires des Abribus.

Il suffit de se tourner vers nos ancêtres car eux savaient déjà par expérience et par instinct que la clef d’une santé parfaite était dans l’alimentation!

Aujourd’hui la science le confirme, la nature nous veut du bien!

La nature nous veut du bien

Le jour où Yihai et Renhai Cao, deux chercheurs de l’institut Karolinska de Stockholm, démontraient pour la première fois qu’un aliment aussi banal et répandu que le thé vert était capable de bloquer l’angiogenèse (mécanisme nécessaire à l’invasion des tissus et la formation de nouveaux vaisseaux par les cellules cancéreuses), le Dr Richard Béliveau à la tête d’un des plus grands laboratoires de médecine moléculaire su que ce jour allait être un tournant dans l’histoire de la recherche des agents anticancer!  Il tenait enfin quelque chose qu’il pouvait proposer aux patients sans leurs faire courir le moindre risque.

Des molécules anti-cancer dans l’alimentation

Toutes les données épidémiologiques le confirment, la principale différence ente les populations qui ont le plus important taux de cancer et celles qui ont le plus faible sont leur alimentation. Lorsque par exemple les femmes asiatiques développent un cancer du sein, leurs tumeurs est généralement beaucoup moins agressives que chez les Occidentales. Partout ou l’on boit du thé vert en abondance, il y a moins de cancer!

Lorsque Richard Béliveau évoque aujourd’hui le régime occidental (abondance de sucre raffiné, de plat industriel, déséquilibre entre oméga-3 et 6, surconsommation de viande et de certain produit laitier…) il est consterné:  « Avec tout ce que j’ai appris au cours de ces années de recherche, si on me demandait de concevoir un régime alimentaire qui favorise au maximum le développement du cancer, je ne pourrais faire mieux que notre régime actuel!« 

Une extraordinaire armada de molécule au service de notre santé dans les végétaux

Dans la nature, les végétaux sont livrés à eux même et ils ne peuvent pas fuir ni se battre lorsqu’ils sont face à des agressions. Mais savez-vous que pour survivre, ils doivent s’armer de molécules puissantes capables de les défendre contre les bactéries, les insectes et les conditions climatiques.

Ces molécules sont des composés phytochimiques aux propriétés antimicrobiennes, antifongiques et insecticides qui agissent sur les mécanismes biologiques des agresseurs. Les végétaux ont aussi des propriétés antioxydantes pour se protéger de l’humidité et des rayons du soleil.

Vous l’aurez compris, si certain aliment de notre régime peuvent servir d’engrais pour les cancers, d’autres comme les végétaux recèlent de précieuses molécules bénéfiques à notre organisme et on des vertus anticancer. Le Dr Richard Béliveau leur a même donné le joli nom d’alicament (la médication par les aliments).

Qui sont ces précieux alliés contre le cancer ?

 

Le Thé Vert

Thé vert

 

Le thé pousse dans les climats particulièrement humides. Il contient de multiples polyphénols que l’on appelle catéchine, et dans ce dernier, l’épigallocathécine-3-gallate (pas facile a prononcer celui-là) couramment appelé EGCG (ce qui est plus simple) qui est une molécule nutritionnelle les plus puissantes contre l’angiogenèse.

Après deux ou trois tasses de thé vert, l’EGCG  est largement présente dans le sang et se répand partout dans l’organisme à travers des petits vaisseaux capillaires qui entourent et nourrissent chaque cellule. Elle se pose à la surface de ces dernières et s’encastre dans les « interrupteurs » (les récepteurs) dont la fonction est de donner le signal qui permet l’invasion des tissus par des cellules étrangères, comme les cellules cancéreuses. L’EGC est aussi capable de bloquer les récepteurs qui déclenchent la création de nouveaux vaisseaux.

La combinaison thé vert-soja a fait le sujet d’une étude au laboratoire de nutrition et métabolisme de Harvard. Cette association multiplierait les effets protecteurs de chacun pris séparément et pourrait être utilisée comme régime alimentaire potentiellement efficace pour inhiber la progression du cancer du sein oestrogène-positif (le plus courant).

Combien de tasses par jour?

Deux études menées au Japon répondent a cette question. Chez les Japonaises souffrant d’une tumeur du sein encore non métastasée, les chercheurs ont découvert que celles qui en consommaient trois tasses par jours faisaient 57% de rechutes en moins que celle qui n’en consommait qu’une tasse par jour. Quant aux hommes porteurs d’une tumeur de la prostate, la consommation quotidienne de cinq tasses de thé vert réduisait de 50% le risque d’aggravation de leur cancer. L’idéal en prévention serait donc de consommer 3 tasses par jour. Pourquoi alors s’en priver?

Comment le consommer ?

La libération des catéchines nécessite une infusion prolongée, de préférence 10 minutes à raison de 2 grammes par infusion. Si vous avez du mal avec l’amertume, vous pouvez descendre à 5 minutes d’infusion, mais pas en deçà. Pour infos, les thés verts japonnais tels que Sencha, Gyokuro, Matcha etc. sont encore plus riche en EGCG que les thés verts chinois

 

L’Huile d’olive

 

Depuis peu, certains chercheurs ont pris conscience que le facteur déterminant dans l’étude des causes de certains cancers, ce n’était pas seulement la quantité, mais aussi le type de graisse consommé. Il était donc venu le temps de s’intéresser de plus près à un ingrédient connu de tous et qui est au coeur de la cuisine méditerranéenne: l’olive et l’huile qui est en extraite!

Une étude dirigée par le Dr Robert Owen du centre Heiderberg a montré que l’olive contient en abondance des antioxydants tels que des actéosides, du tyrosol et des hydrotyrosol et des acides phénylpropioniques qui ont pour effet direct de limiter le développement du cancer.

L’huile d’olive, surtout quand elle est extravierge, contient des secoiridoides et des liganes qui sont associés au ralentissement de la progression du cancer. Tous ces composants ont des effets bénéfiques avérés contre le cancer du sein, du côlon et de l’utérus!

Comment la consommer?

Il n’y a pas de recommandation particulière mais l’huile d’olive contribue en synergie avec tout les autres aliments du régime méditerranéen (fibres, poissons, fruit et légumes frais, etc.), au ralentissement de la croissance d’un cancer! Donc, profitons-en quotidiennement!

 

Le Soja

 

Le soja possède également des molécules phytochimiques puissamment actives contre les mécanismes nécessaires à la survie et à la progression du cancer. Il s’agit des isoflavones du soja, on les appelle « phytoestrogènes » parce ces molécules sont très similaires aux œstrogènes de la femme. On sait que l’abondance d’oestrogènes chez les femmes occidentales est une des principales causes de l’épidémie de cancers du sein! C’est la raison pour laquelle on prescrit, avec beaucoup de prudence, un traitement hormonal aux femmes ménopausées.

Les phytoestrogènes de soja sont mille fois moins actifs biologiquement que les oestrogènes naturels de la femme. Leurs présences dans le sang réduit donc considérablement la sur-stimulation du corps par les oestrogènes, et par conséquent, freine la croissance de toutes les tumeurs oestrogènes positives. Par contre, ceci a été démontré de façon formelle que pour les femmes qui en consomment depuis leur adolescence.

A noter que certaines patientes souffrant d’un cancer du sein se sont vu conseiller de ne pas consommer de produits à base de soja. En réalité, le consensus de littérature scientifique sur le sujet suggère qu’il n’y a aucun effet dangereux du soja sur le cancer du sein hormis certaines expérimentations avec des compléments alimentaires à haute dose qui ne sont pas recommandés.

Il semble que le soja consommé tous les jours peut réduire les effets dangereux des xénoestrogènes particulièrement dans le cadre d’une alimentation riche en ingrédients anticancer (comme par exemple le thé (encore lui), légumes crucifères, etc.) et du moment que les quantités restent alimentaires (éviter les suppléments disoflavone). En attendant des données scientifiques précises, par principe de précaution, l’agence française de sécurité sanitaire des aliments recommande aux femmes qui ont eu un cancer du sein de ne consommer que des quantités modérées de soja (pas plus d’un yaourt au soja par jour ou un verre de lait de soja).

De plus, tout comme l’EGCG du thé vert, les isoflavones du soja agissent aussi en bloquant l’angiogenèse. Il joue donc un rôle important dans la prévention de nombreux autres cancers que ceux du sein et de la prostate. Le soja sous toutes ses formes (tofu, tempeh, miso, yaourt de soja, graines germées, etc)  est donc un constituant important dans un régime anticancer!

Comment le consommer?

Il y a tellement de déclinaison, que ce soit le tofu, le tempeh, le lait (de préférence enrichis en calcium), le soja soyeux, les yaourts, les « Steacks » qu’on peut en profiter quasiment à chaque repas selon nos envies.

Le Curcuma

 

Un autre exemple de combinaisons culinaires particulièrement efficaces vient aussi d’Asie. Il s’agit cette fois d’une épice aux propriétaires étonnantes: le curcuma. Les Indiens consomment en moyenne 1,5 à 2 g par jour de curcuma. Il est la principale épice du curry auxquelle il donne sa couleur orangée.  C’est aussi un des ingrédients les plus couramment utilisé dans la médecine Ayurvédique pour ses propriétés anti-inflammatoires. Le curcuma est mentionné dans les traités médicaux de l’Inde, de la Chine, du Tibet et du Moyen-Orient depuis plus de 2000 ans. Il n’y a pas de doute, cette racine originaire d’Inde et de Malaisie n’a pas fini de nous surprendre!

Aucun autre ingrédient nutritionnel n’est aussi puissamment anti-inflammatoire que la poudre jaune de cette racine. La principale molécule responsable de ses effets est la curcumine. En laboratoire, elle inhibe la croissance d’un très grand nombre de cancers, dont celui du colon, de la prostate, du poumon, du foie, de l’estomac, du sein, des ovaires, et certaines leucémies. Elle freine également le processus d‘angiogenèse et force les cellules cancéreuses à mourir. Il n’est donc pas surprenant, qu’à âge égal, on constate 8 fois moins de cancer du poumon chez les indiens en comparaison aux Occidentaux, 9 fois moins de cancer du côlon, 5 fois moins de cancer du sein, 10 fois moins de cancers du rein, ou 50 fois moins de cancer de la prostate. Et cela malgré une exposition à de nombreux agents cancérigènes présents dans l’environnement sachant que les conditions de vie et de travail y sont pourtant bien pires qu’en Occident.

Lorsqu’il n’est pas mélangé à du poivre noir ou a du gingembre, comme il l’a toujours été dans le curry, le curcuma ne passe pas la barrière intestinale. Le poivre noir augmente de 2000 % (oui, oui, vous avez bien lu, 2000%  🙂 )  l’absorption du curcuma par l’organisme. La sagesse indienne à donc bel et bien devancé la science dans la découverte de la synergie naturelle entre les aliments.

Comment le consommer?

On peut combiner le curcuma avec tous les légumes ou avec le soja, haricot mung, fèves de soja, tofu, salade, oeufs, etc. Ajoutez une tasse de thé vert et imaginez la puissance du cocktail que vous tenez entre les mains !

 Les Fraises et les Framboises

 

Revenons à notre cher Dr Richard Béliveau. En laboratoire, son travail consiste entre autre à faire croître des cellules de vaisseaux sanguins soumises aux accélérateurs de croissance que fabriquent les tumeurs cancéreuses. Avec des micropipettes, ils appliquent le médicament à de très faibles doses en phase de test pour mesurer sa capacité à empêcher la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (antigiogenèse) malgré la stimulation.

En arrivant dans son laboratoire, il était souvent enthousiaste et impatient de savoir si telle ou telle molécule avait passé le test! L’adrénaline montait lorsqu’il constatait l’efficacité du médicament. Les résultats étaient envoyés illico presto a son interlocuteur qui, surexcité, recevait parfois dans la même journée une subvention qui pouvait s’élever à des centaines de milliers de dollars pour lancer un programme de recherche de grande envergure. Toutefois, même si les molécules synthétiques étaient efficaces in vitro, elles restaient le plus souvent trop toxiques pour les humains et 95% de ces molécules finissaient à la trappe…

Mais aujourd’hui l’ambiance au laboratoire de médecine moléculaire n’est plus tout à fait la même…

Suite à ses dernières découvertes, le docteur Béliveau souhaite évaluer le potentiel antiangiongénique de l’extrait de framboise! Celle-ci est composé abondamment d’acide éllagique qui est un polyphénol et que nous retrouvons également dans les fraises (et les noix et les noisettes)! A des doses d’une consommation normale de framboises et de fraises, cet acide à la capacité de ralentir considérablement la croissance des tumeurs cancéreuses chez les souris soumisent a des cancérigènes agressifs. Testé avec la même rigueur que celle appliquée aux médicaments, l’acide éllagique de la framboise s’est révélé aussi efficace que les médicaments connus pour ralentir la croissance des vaisseaux sanguins.

Et pour couronner le tout, ces petits fruits rouges ne se limitent pas, contrairement aux médicaments, à ce seul mécanisme. Ce fameux acide éllagique est aussi un détoxifiant pour les cellules. Il bloque la transformation de plusieurs cancérigènes de l’environnement en substance toxique pour les cellules, il empêche la mutation des gènes de l’ADN et stimule l’élimination des toxines. Nous avons entre les mains une super molécule aux actions multiples sans aucun effet secondaire!

 

En conclusion

La nature nous offre un immense panel d’aliments protecteurs et préventifs contre le cancer comme bien d’autres maladies, et la cerise sur le gâteau, il n’y aucun effet secondaire (à moins de souffrir de certaines allergies). Alors, pourquoi s’en priver ? Et ne pas y faire une place importante en parallèle à votre chimiothérapie si vous souffrez déjà d’un cancer?

Je n’ai pas voulu rendre cet article trop long et trop laborieux à lire mais de nombreuses études en cours le confirment, implémenter ces aliments (en stoppant certaines autres mauvaises habitudes alimentaires) dans votre traitement ne ferra qu’améliorer l’efficacité de celui-ci. Si vous voulez en savoir plus et allez plus loin, je vous invite à découvrir le puissant et passionnant livre « Anticancer » du Dr David Servan-Schreiber dont je me suis inspiré pour cet article.

Je vous ai fait part des bienfaits de cinq sortes d’aliments mais de nombreux autres végétaux ont fait leurs preuves comme les champignons, les épices, les fruits à noyau et bien d’autres pour leurs étonnantes vertus. L’industrie pharmaceutique sait qu’elle tient entre les mains une mine d’or, des centaines d’études cliniques sont actuellement en cours et sont prêtes à dévoiler de belles surprises dans les années avenir…